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mardi 27 juillet 2021

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Quelques mots de République Centrafricaine

Père Paweł Dąbrowa – République Centrafricaine

C’est vrai que je n’ai eu que les premières semaines de mon service missionnaire en République centrafricaine, mais je voudrais partager brièvement avec vous les premières impressions et expériences du " cœur de l’Afrique ". On dit qu’en Pologne, il faut un an à un prêtre pour voir comment fonctionne la paroisse, pour connaître ses caractéristiques et pour pouvoir commencer à changer les choses qui doivent être changées ou à proposer quelque chose de nouveau aux paroissiens sur la base de ses observations. Si nous appliquons ce modèle aux conditions locales, cela prendra probablement beaucoup plus de temps. Une culture complètement différente, une façon différente de comprendre les choses, etc...

En toute humilité à " l’altérité de l’Afrique " de ma part, je voulais cependant faire tout mon possible pour entrer sans encombre dans le ministère local. Vous savez, les débuts sont toujours beaux et difficiles à la fois. Beau, parce que tout est intéressant et nouveau, et en fait rien ne nous ennuie et énerve au début... mais aussi difficile parce que nous apprenons tout " de zéro " comme un petit enfant. Combien de fois depuis que j’ai décidé de suivre le chemin de la mission, j’ai recommencé à tout apprendre... celui-ci était à Varsovie, puis chez Vous, maintenant c’est ici.
D’une part, j’attends d’apprendre enfin certaines choses et d’oublier mon statut " d’étudiant " dans la vie. Mais d’un autre côté, toutes les situations où un homme se met en " eau profonde " lui en apprennent beaucoup dans la vie, sur la vie, sur lui-même... Et comme un homme apprend des choses toute sa vie, je peux dire sans doute " pas la première fois et pas la dernière non plus ".

La langue française ne suffit pas ici et il faut apprendre la langue locale " sango " (la deuxième langue nationale) pour pouvoir communiquer avec tout le monde. Après quelques jours d’acclimatation à Bimbo, où je vais travailler, je suis allé à Wantiguera - où j’ai été accueilli par des prêtres : Marek Dziedzic et Michał Rachwalski - pour apprendre cette intéressante langue africaine. Elle ne contient pas beaucoup de mots, mais ses nombreuses combinaisons pour exprimer ce que tu veux font que ton cerveau " s’échauffe pas mal " . C’est tout un art de dire ce que l’on veut dire dans une langue aussi primitive, pour être compréhensible et en même temps ne pas rester trop banal dans ton message. Ici, les gens parlent entre eux dans la langue " gbaya ", mais ils apprennent le sango à l’école, et même s’ils n’ont pas cette possibilité, ils savent communiquer dans cette langue. Heureusement, il existe une langue qui est largement connue dans tout le pays...

Le Seigneur Dieu nous protège ici contre le coronavirus qui rend la vie en Europe pas facile. Cependant, depuis la période préélectorale, nous avons un autre " virus ", qui est la rébellion, rendant la vie misérable pour tout le monde. Comme d’habitude, ce sont les plus pauvres et les plus innocents qui souffrent le plus...

Les journées " étudiantes " passent vite et se ressemblent. Très tôt dans la matinée, on prie des laudes et on célèbre la Messe, puis étude individuelle et après-midi avec un professeur. Comme nous sommes proches de l’Equateur, le jour et la nuit durent presque le même temps. Le soleil se lève vers 6 heures du matin et se couche juste avant 18 heures.

Une fois, lorsque j’étais à " Baboua " (plus près de la frontière avec le Cameroun), j’ai rendu visite à une famille locale avec le père Andrzej Honchar de Biélorussie. Nous avons essayé de parler en sango (autant que possible). Albert, un vieil homme, un malade, sans études théologiques, nous a donné une bonne leçon sur ce qu’est la vie. Lorsque nous avons parlé de nos origines - et que la ressource de notre " dictionnaire " n’était pas encore très grande - nous avons dit que nous sommes des étrangers ici, des gens de l’extérieur. Albert a écouté, écouté... et puis il a dit : " Je suis étranger ici aussi. " Nous avons été surpris par cette réponse et on a osé lui demander pourquoi il a dit cela. Sans doute il vient de cette terre. Mais il a levé le doigt et a dit : " Notre patrie est au ciel. " Nous sommes tous des étrangers ici sur terre... Ce sont les leçons de Foi que des gens simples nous donnent parfois ici.

J’ai déjà eu l’occasion de célébrer la Messe plusieurs fois en " sango " et même de lire l’homélie de Noël préparée au préalable. Les gens ici sont très gentils. Ils ont prétendu avoir tout compris, et quelle est la vérité ? Je ne sais pas... il ne s’agit pas de grands sermons, mais de... Pendant mon envoi missionnaire, Monseigneur Andrzej Jeż (mon évêque) m’a conseillé de toujours évangéliser, et s’il faut vraiment, à ce moment-là utiliser des mots... Donc il ne faut pas des grands choses, surtout au début.

Une fois, l’évêque Mirek Gucwa (de diocése de Bouar) était à Wantiguera et a dit aux gens que j’apprends le sango, donc il serait bon de me parler dans cette langue un peu. Par exemple, pour demander si je dormais bien, etc... Les gens prenaient cela trop à cœur, parce que tout le monde commençait à me demander (pas seulement le matin) : Mo lango nzoni ? L’une des premières expressions que j’ai apprises était donc bien sûr : " Mbi lango nzoni " (j’ai bien dormi)...

À Noël, outre les célébrations dans nos communautés, nous avons eu l’occasion de partager le repas et des vœux et de chanter des chants de Noël polonais – grâce au groupe de l’école de musique du père Benedykt Pączka - à Bouar, chez notre évêque.

Tout est diffèrent ici, tout semble étrange quand on commence à le comparer avec nos habitudes européennes. Mais qu’est-ce qui est vraiment " normal " ? Dans ce grand cours européen, avec toutes nos " richesses ", ne sommes-nous pas plus bizarres que ces simples gens africains ? Du temps apportera la réponse...

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Message du 25 juin 2021
" Chers enfants !
Mon Cœur est joyeux car à travers toutes ces années, je vois votre amour et votre ouverture à mon appel.
Aujourd’hui, je vous invite tous à prier avec moi pour la paix et la liberté, car Satan est fort et avec ses tromperies il veut éloigner de mon Cœur maternel le plus possible de cœurs. C’est pourquoi, décidez-vous pour Dieu afin de bien vivre sur la terre que Dieu vous a donnée.
Merci d’avoir répondu à mon appel."


Gino Bartali, au nom de la liberté

« Le bien se fait, il ne se raconte pas. Il est des médailles que l’on accroche à l’âme, et non à sa veste ». Le 5 mai 2020, cela a fait 20 ans que le grand champion de cyclisme Gino Bartali nous a quitté. De lui, les générations de sportifs retiennent une légende. Mais Gino Bartali a une autre histoire, secrète, magnifique, liée à sa foi profonde.


Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

Le père Joseph Sicot et le père Claude Edet souhaitent visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à leur faire appel. Ils seront heureux de vous rencontrer.
Père Joseph : 02 56 49 66 76 (Bédée)
Père Claude : 09 69 80 48 41 (Iffendic).


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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