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samedi 26 septembre 2020

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Homélie de la Messe du 25 avril 2020

Messe en direct de l’oratoire

Homélie du Père Yannick
(texte proclamé oralement et non pas un écrit)

Il y a quelques temps, peut-être que ça nous semble déjà un peu loin, nous étions un petit groupe de la paroisse sur ce chemin d’Emmaüs. C’était le dernier jour de notre pèlerinage en Israël, et nous allions, ce qu’on appelle maintenant, à Abu Gosh, chez des moines, des Bénédictins, qui vivent là, en communauté, et qui vivent des moments de prière pour la paix et la paix dans le monde.

Au cœur d’Abu Gosh, d’Emmaüs, il y a une source : source de la vie, source de l’amour, source du Ressuscité, la source du Baptême. Nous sommes allés dans ce lieu.
« Deux compagnons faisaient route vers un village appelé Emmaüs. » Deux compagnons qui sont tristes, désenchantés. Ils partent de Jérusalem : ils étaient plein d’espoir. Ils avaient suivi le Christ, ils avaient suivi Jésus. Et voilà que Celui qu’ils ont suivi, Jésus, est mort sur la croix et pour eux, ça se termine là. Imaginez qu’une personne, aujourd’hui, vienne vous voir et vous dise : « Qu’est-ce qui se passe en ce moment dans ce monde ? Pourquoi on ne voit personne dans les rues ? Qu’est-ce qui se passe dans le monde ? Alors, vous lui diriez, comme les compagnons d’Emmaüs : « Mais, tu es bien le seul à ne pas savoir ce qui se passe dans le monde aujourd’hui ! » Vous lui raconteriez ce qui se passe dans le monde. Jusqu’où iriez-vous ? Quel serait votre message ?

Nous pouvons, peut-être comme les disciples d’Emmaüs, nous arrêter à cette prédication ; ils racontent à celui qui veut bien les écouter, qui les a rejoint dans leur souffrance, leur tristesse ; ils racontent aussi, peut-être, ce qu’ils ont vécu, peut-être aussi des moments où ils ont pu être ensemble, partager et vivre des moments fraternels. Mais, ils vont raconter des choses jusqu’à la mort de Jésus. Tout cela prend une dimension spirituelle, celle de proclamer que Jésus est ressuscité ! Il nous faut du temps pour reconnaître que Jésus est mort et ressuscité, qu’Il est la Vie... le reconnaître dans notre vie.

Avec nous, Jésus prends le temps, le temps peut-être d’une marche virtuelle dans notre cœur, mais cette marche, cette route, c’est celle de la Foi, celle de la Foi qui grandit dans notre cœur, celle qui n’est pas virtuelle.
Jésus prends le temps avec nous. Il veut venir nous accompagner car il nous aime tel que nous sommes, nous prend là où nous en sommes. Alors, vous tous, Jésus vous rejoint dans votre maison, dans cette marche virtuelle, dans votre cœur, dans votre chambre…

Rappelez-vous, il y a quelques temps, pendant le Carême, le sens du mot confinement. Justement, il est dans l’Évangile : « retire-toi dans ta chambre quand tu pries ; ton Père est là dans le secret. »

Plusieurs fois, dans la Bible nous parlons de confinement. Par exemple, lorsqu’il y a le déluge. L’arche de Noé est construite, elle va protéger du déluge ; ils étaient confinés, ils vont être sauvés.
Puis, il y a aussi le peuple hébreux qui est enfermé dans sa maison et qui va, avec le sang de l’agneau, sang sur les portes des maisons, être sauvé de la 10ème plaie et ainsi pouvoir vivre.
Il y a les disciples aussi, qui sont confinés au Cénacle, dans leurs peurs. Les portes sont verrouillées et Jésus viendra.
Sachons qu’à chaque fois qu’il y a ce confinement dans la Bible et dans l’Évangile, il débouche toujours sur la vie, sur une nouvelle naissance.

Peut-être que, c’est là qu’est notre Espérance ! Il faudra dans ce monde une nouvelle naissance, une nouvelle vie. Cela nous appartient si nous nous en remettons à Jésus qui est ressuscité. Si notre prédication ne s’arrête pas à la mort de Jésus sur la croix et qu’elle se poursuit jusqu’au tombeau ouvert, jusqu’à la vie qui peut jaillir de nos vies, de nos maisons.

De cette fraternité que nous vivons, la vie peut jaillir. De cette solitude, de l’isolement, qui, certes, est pesant peut jaillir une fraternité, parce que nous nous appelons les uns les autres, parce que nous nous soutenons, parce ce qu’il y a un amour partagé, parce que la vie est partagée.

Alors, demandons cette grâce de reconnaître Jésus vivant, ressuscité ! Nous le reconnaissons dans l’Eucharistie. Oh, comme c’est un manque pour beaucoup d’entre nous de ne pas pouvoir vivre l’Eucharistie, de la vivre de cette manière, certes, ce n’est pas Le recevoir vraiment ! Mais Jésus est là, Il est là dans les Écritures qui nous sont expliquées, qui touchent notre cœur. L’Evangile peut toucher notre cœur car l’Évangile est notre vie de chaque jour que Dieu fait.

Alors, demandons cette grâce d’accueillir Jésus ressuscité !
« Ils s’en allèrent tout tristes ; ils partent tout joyeux !
Maintenant nous restons dans nos maisons mais nous repartirons bientôt, envoyés dans ce monde qui s’ouvrira et sera cette force, cette espérance.

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AGENDA PAROISSIAL 2020-2021
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