Bonjour, nous sommes le
dimanche 18 août 2019

Accueil >Homélies > Homélie du 7 juillet 2019

Homélie du 7 juillet 2019

Textes du 14ème dimanche du Temps Ordinaire : (AELF)
Première Lecture : Is 66, 10-14c
Deuxième Lecture : Ga 6, 14-18
Evangile : Lc 10, 1-12. 17-20

20 ans de sacerdoce du Père Yannick et 10 ans de sacerdoce du Père Kamil.
Départ du Père Kamil (en Pologne) et du Père René (à Mordelles près de sa famille)

Homélie du Père Kamil

Permettez-moi de vous raconter une histoire vraie.
Mon collègue, un prêtre de mon archidiocèse, a travaillé en Sibérie pendant près de 20 ans. Une fois il m’a raconté cette histoire. Un jour, il s’est rendu dans un village situé à des centaines de kilomètres de sa paroisse. Il y avait un orage sur la route et une terrible tempête de pluie. En raison de la pluie diluvienne, sa voiture a été ensevelie dans la boue et il n’a pas pu continuer son voyage. Sous cette pluie, sous cette pluie diluvienne, il s’est rendu au village le plus proche pour demander de l’aider. De gens bons et serviables ont pris le tracteur et ont sorti sa voiture de la boue. Tout cela a duré plusieurs heures. Le prêtre a poursuivi son voyage jusqu’à l’endroit où il allait célébrer l’Eucharistie et d’autres sacrements.
Mais au cours du voyage, des doutes surgirent et il commença à se demander si ces gens l’attendaient encore. Là-bas, dans ce village, dans cette maison ? Il doutait qu’ils soient encore là ou qu’ils soient rentrés chez eux. Alors qu’il s’approchait de la maison où il devait célébrer l’Eucharistie, il remarqua que la lumière était allumée. Aha ! pensa-t-il. Ils sont toujours là. Il a donc commencé à réfléchir à ce qu’il allait leur dire pour se justifier : « Qu’il s’excuse beaucoup auprès d’eux d’être en retard de 5 heures... qu’il y a eu un déluge.... que sa voiture était enterrée dans la boue, que ce n’était pas sa faute, etc.... De plus, quand il s’est approché, il a entendu un chant joyeux. Il a vu les gens qui l’attendaient toujours et chantaient avec une grande joie.
Quand il est entré, il a vu tout le monde présent. Il a été surpris. Il a commencé à s’excuser auprès d’eux d’avoir 5 heures de retard, et a commencé à leur expliquer... qu’il pleuvait...... que sa voiture était immobilisé dans la boue, que ce n’était pas vraiment sa faute, etc....
Et lorsqu’il se justifiait ainsi, à un moment donné, une vieille femme (une grand-mère), (avec un foulard sur sa tête), a dit des mots que le prêtre n’oubliera jamais pour le reste de sa vie. Elle lui a dit avec une grande paix dans son cœur, et en même temps avec une grande joie, et avec de larmes aux yeux :
- Père, nous vous attendions ici depuis 50 ans. Qu’est-ce que ces 5 heures ?
- Nous vous attendons ici depuis 50 ans, qu’est-ce que sont ces 5 heures ?
Pourquoi je vous raconte cette histoire ? Pourquoi j’en parle ? Parce qu’elle est belle ? Oui. Parce qu’elle est vraie ? Bien sûr ! Mais surtout elle contient ce qui est caché dans les textes bibliques de ce dimanche. Elle nous parle de la paix et de la joie.

Chers frères et sœurs. Dans la première lecture, le prophète Isaïe nous invite à la joie, une joie qui est donnée par Dieu lui-même. Il nous parle de « cieux nouveaux », de « terre nouvelle », de « Jérusalem nouvelle ». Il annonce également une paix « qui déborde comme un torrent ». Cette paix, ce n’est pas seulement une absence de guerre, c’est d’abord la plénitude de la présence de Dieu dans notre cœur, la gloire des nations converties au Seigneur.
En effet, par l’événement et la fête d’aujourd’hui dans notre paroisse, je lis très personnellement (très sérieusement) la Parole de Dieu d’aujourd’hui. Et ces deux mots qui nous accompagnent « la joie et la paix » sont très forts dans mon cœur aujourd’hui.

La joie que je ressens (lub : vis) aujourd’hui (avec Yannick et René) est la joie de Dieu. Elle est durable et elle résulte du fait que nous avons été touchés par la grâce de Dieu. Je ne parle pas d’une brève et éphémère explosion de joie, mais de gratitude envers Dieu pour tout ce que j’éprouve, ce que nous éprouvons (ou avons vécu).
Vraiment, je suis plein de joie et je rends grâce à Dieu pour 5 années dans le diocèse de Rennes. C’est un diocèse magnifique.
Je suis reconnaissant à Dieu et plein de joie que Monseigneur Pierre d’Ornellas m’ait accueilli dans ce diocèse, m’ait permis l’exercice de ma mission comme prêtre auxiliaire à la paroisse Saint Louis-Marie, et comme responsable de la pastorale Polonaise en Bretagne.

Je suis reconnaissant à Dieu et plein de joie pour mes amis et curés de la paroisse, le Père Thierry Simon et le Père Yaninck Poligné. C’était une joie pour moi de vivre avec eux la vie en communauté fraternelle et sacerdotale.
Je suis plein de joie pour tous mes confrères prêtres (les prêtres Montfortains et les diacres) pour leur soutien et leur accompagnement. Merci Marie-Françoise pour son énergie et sa joie.

Merci à la communauté Polonaise dans laquelle nous avons cultivé notre tradition et notre spiritualité, grâce à laquelle je me suis senti comme à la maison natale. J’apprécie beaucoup votre présence aujourd’hui.
Je suis reconnaissant à Dieu et plein de joie pour chaque personne rencontrée dans cette belle paroisse. J’ai rencontré des personnes qui aiment vraiment Dieu. Oui l’Église ici est une très belle famille !

Chers frères et sœurs. Je ne veux manquer personne, alors que chacun d’entre vous se sente remarqué. Je vous remercie tous et chacun d’entre vous. Merci de m’avoir si bien accueilli ici.
En plus de la joie, la Parole de Dieu nous parle aujourd’hui de la paix. Je ne parle pas de la paix humaine, mais de la paix de Dieu.
Cette paix que le Seigneur veut nous donner, ce n’est pas seulement l’absence de conflit. C’est le pardon, la miséricorde pour tous. C’est la chance offerte à tous de se relever et de retrouver une vie nouvelle remplie de la présence et de l’amour du Christ.

La paix que nous recevons du Christ est liée à notre soumission à Dieu, à notre pleine confiance en Lui. À cent pour cent. Quelles que soient les circonstances. C’est le sentiment que Dieu est avec toi et que tu es avec Dieu, parce que tu accomplis ce qu’Il a commandé. Cette paix ne peut pas être donnée par le monde, ni être élaborée sur la base d’une quelconque philosophie de paix. Le Christ souligne que c’est une paix que Lui seul peut donner et personne d’autre. Nous ne l’obtenons pas comme ça. Cela ne dépend que de moi, si je fais un pas vers le Christ, si j’ouvre la porte dans mon cœur pour l’inviter dans ma vie. Et c’est justement cette consécration au Christ qui donne une incroyable paix du cœur, qui affecte non seulement les émotions, mais aussi mon identité. Même si quelqu’un me dise quelque chose de désagréable, quelqu’un qui m’insulte ou dit sur moi des calomnies, j’aurai la paix en moi, parce que je serai dans les bras de Celui qui a combattu pour moi, Celui qui a donné sa vie pour moi. Une telle paix est dans mon cœur à la fin de ma ma mission.

Chers frères et sœurs. De même que le Christ a envoyé ses apôtres pour prêcher l’Evangile, de même aujourd’hui il nous envoie. Oui. Nous sommes envoyés pour annoncer « la joie de l’Évangile » et « la paix du Jésus » ; le Christ compte sur nous pour être ses messagers auprès de ceux et celles qui sont sur notre route. Comme disait si bien la petite Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire. Le Seigneur est là pour agir dans le cœur de ceux et celles qui entendent la Parole.

Je sais que beaucoup de gens ont honte de Jésus. Ils ont souvent peur des réactions des autres. Beaucoup de gens ont un blocage dans leur cœur pour témoigner leur foi en Jésus. Nous avons besoin de cette certitude, de cette paix, de cette joie, que seul le Christ peut nous donner. Pourquoi ? Pour évangéliser, pour partager la foi.
Je vous souhaite à tous et à moi-même, la même paix et la même joie qu’avait une vieille femme de l’histoire d’aujourd’hui.

Encore une fois, je voudrais exprimer mes sincères remerciements et ma gratitude à Dieu et à notre archevêque et à vous tous ici rassemblés d’avoir pu expérimenter une belle vie de l’église dans le pays de Brocéliande à côté de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et la communauté polonaise.

Vraiment merci de tout cœur.

« Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ; que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse (Col 3, 15a.16a). »

Amen !

août 2019 :

Rien pour ce mois

juillet 2019 | septembre 2019

Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.


Grande soirée bioéthique à Rennes avec Mgr Pierre d’Ornellas et le député Xavier Breton

Lundi 6 mai 2019



Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
Webmaster | Designed & Realised by ClaireServices | Suivre la vie du site RSS 2.0
| Plan du site | Mentions légales