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lundi 22 octobre 2018

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Beauté de la liturgie en Église

mercredi 25 mai 2016, par Claire

Dossier publié dans Eglise en Ille et Vilaine n° 211 du 16 janvier 2012

Tout, dans nos églises, doit aider à percevoir la beauté de Dieu. Dans nos liturgies, tout doit y contribuer. Voici trois exemples, trois points de vue, complémentaires : l’église-bâtiment, les fleurs, le service de l’autel.

Sommaire :
  1. « Seigneur, j’aime la maison que tu habites » : Nos églises nous parlent de l’Église…
  2. Fleurir en liturgie : Chemin de beauté et d’humilité
  3. Servants d’autel : du « savoir-faire » au « savoir-être »…

« Seigneur, j’aime la maison que tu habites. » (1) Nos églises nous parlent de l’Église…

Franchir le porche d’une église pour une célébration ou une simple visite, c’est pénétrer dans un univers de symboles où les gestes, les déplacements, la manière de parler, la raison d’être des objets, les espaces ont quelque chose à dire d’un mystère infiniment plus grand…
Dans les religions païennes, les temples sont des espaces sacrés réservés à une divinité. Même si Israël a conscience de l’infinie transcendance de Dieu, c’est encore un lieu – le Temple de Jérusalem – qui reste le signe privilégié de la présence du Dieu unique à son peuple. Mais le signe du Temple trouve en Jésus-Christ, Dieu fait homme, son accomplissement : il est lui-même Présence de Dieu parmi nous. Le Temple de la nouvelle Alliance est désormais le Corps du Christ, Corps nouveau jailli au matin de Pâques, constitué de tous ceux qui, en Christ, sont renés de l’eau et de l’Esprit. « Dieu n’habite pas dans les temples faits de main d’homme » disait Paul aux Athéniens (Ac 17, 24).

Mais alors, que sont nos églises chrétiennes ?
Le lieu du rassemblement chrétien
Avant de désigner le bâtiment, le mot « Église » signifie d’abord « l’assemblée convoquée et réunie » au nom du Christ, dont le bâtiment-église n’est que l’expression symbolique.
L’assemblée chrétienne locale qui signifie l’Église dans sa totalité visible et invisible n’est pas une foule anonyme mais un Corps structuré en fonctions et ministères différents « opérant ainsi sa croissance et se construisant lui-même, dans la charité. » (2) La disposition de nos églises doit laisser voir à la fois la diversité des fonctions et ministères et le dialogue qui existe entre eux : la nef, la schola, le choeur, le siège de présidence qui symbolise la place du Christ Tête du Corps.

Le lieu de la Parole
Lieu du rassemblement, l’église est aussi le lieu où Dieu se rend présent à son peuple et le nourrit de sa Parole (3). « Lorsqu’on lit dans l’Église la sainte Écriture, c’est Dieu lui-même qui parle à son peuple, et c’est le Christ, présent dans sa parole, qui annonce l’Évangile. » (4) L’ambon signifie cette présence du Verbe à son Église. Aussi, la Présentation Générale du Missel Romain (P.G.M.R.) demande qu’il manifeste « la dignité de la parole de Dieu ». Il est donc recommandé qu’il soit fixe (non un simple pupitre) et exclusivement réservé à la liturgie de la Parole (non à l’animation des chants). Plus largement, c’est toute l’architecture de l’église – la disposition des lieux, la statuaire, la décoration… – qui est parole de Dieu et parole sur Dieu. Lieux de mémoire, nos églises témoignent de la prière et de la foi de générations de chrétiens.

Le lieu où se construit le Corps du Christ
Lieu du baptême, de la première communion, du mariage, des obsèques et de l’Eucharistie dominicale, l’église-bâtiment avec son baptistère, les lieux prévus pour la réconciliation…, donne à voir l’Église édifiée par les sacrements de la vie chrétienne. Il y a surtout l’autel, symbole du Christ, pierre angulaire de l’Église. Lieu « où le sacrifice de la Croix est rendu présent sous les signes sacramentels, il est aussi la table du Seigneur » (5) à laquelle tous les fidèles viennent communier au même Corps. Signe d’unité, il marque le centre de nos églises et de l’action liturgique. En dehors des célébrations, la réserve eucharistique, qui doit être placée « dans un lieu très noble, insigne, bien visible, bien décoré et permettant la prière »(6), rappelle la présence vivante et permanente du Christ ressuscité à son Église.

Du visible à l’invisible
Par son architecture (jeux de lumière, hauteur des voûtes…) mais aussi par la charité unissant le peuple chrétien qui s’y rassemble au nom du Christ, l’église-bâtiment doit permettre d’orienter les regards vers le mystère final : mystère de communion où Dieu sera tout en tous.

Sr Bénédicte Marie de la Croix, p.s.d.p.
SDPLS

1 - Ps 25, 12.
2 - Eph 4, 15-16.
3 - L’hébreu qâhâl, traduit par le grec ecclesia, implique l’idée d’une convocation par une parole.
4 - SC n°29.
5 - PGMR n°296.
6 - PGMR n°314.

Fleurir en liturgie : Chemin de beauté et d’humilité

Entrer en Liturgie : la beauté de la nature nous parle de Dieu
Contempler la nature, c’est se laisser prendre par la beauté de la Création sans cesse évoquée tout au long de la Bible. Dieu dit : « Que la terre se couvre de verdure, d’herbe qui rend féconde sa semence, d’arbres fruitiers qui, selon leur espèce, portent des fruits ayant eux-mêmes leur semence…. » (Gn1-11)
« Le premier Décorateur n’est autre que Dieu lui-même … » dit le frère François Cassingena-Trevedy (abbaye de Ligugé). « Dieu commence par poser, par étendre le vert…Couleur du temps ordinaire, le vert, est par la grâce des fleurs interposées, la nappe d’autel de chacune de nos eucharisties… »
Les jardins et les plantes de la Bible sont une invitation au voyage, vers un jardin d’où l’homme est parti : jardin d’Eden avec l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal (Genèse), jardin d’amour (Cantique des cantiques). La plupart des psaumes chantent aussi les merveilles de la Création.

Dans nos compositions, c’est cette nature que nous recevons de Dieu Créateur. Nous la cueillons avec respect et la Lui offrons en rendant grâce. Nos bouquets sont prière, louange à Dieu. Leur mouvement, leur transparence, leur simplicité sont source de beauté pour la Liturgie.
Les bouquets font partie de l’œuvre du Peuple de Dieu, c’est-à-dire de la Liturgie. Les fleurs ne sont pas là en représentation des textes : elles sont au service de la rencontre de l’homme avec Dieu. Les fleurs nous enseignent le silence et l’émerveillement, la vie et la mort : c’est pour cette raison que nous ne mettons pas de fleurs artificielles (ces dernières sont figées).
Les textes du concile Vatican II nous invitent à la simplicité : « L’ornementation de l’église doit viser à une noble simplicité plutôt qu’à un luxe pompeux. »

Pourquoi fleurir le sanctuaire ?
De l’utilité d’une composition florale pour une célébration. Les compositions florales sont au service de la Liturgie : « …Que les nouvelles formes d’art soient reconnues par l’Église ; et qu’on les accueille dans le sanctuaire lorsque par des modes d’expression adaptés et conformes aux exigences de la Liturgie, elles élèvent l’esprit vers Dieu » (Gaudium et Spes 62)
Signe parmi les signes, notre composition aide à entrer en Liturgie et contribue à créer un espace de silence, de beauté, qui nous mène vers l’invisible. Elle se situe dans le mouvement eucharistique : nous recevons, nous offrons la nature en rendant grâce.
Mgr Michel Moutel disait : « Le rôle du bouquet n’est pas de se faire remarquer et admirer, mais d’élever le cœur et le regard, d’aider de la même manière à l’écoute de la Parole de Dieu et à l’accueil de cette Parole de vie. » Nous célébrons avec nos cinq sens et le regard doit dépasser le visible (le bouquet) pour aller vers l’invisible de Dieu.
Suivant le temps liturgique ou la fête célébrée, nous fleurissons à côté de l’ambon (pour la liturgie de la Parole), de l’autel (pour la liturgie de l’Eucharistie) ou d’autres lieux : mise en valeur de l’accueil, du baptistère, de la croix, du cierge Pascal … Tous ces lieux ne sont pas à fleurir à chaque célébration : il faut tenir compte du temps liturgique.
Les compositions florales « sont là pour permettre à Dieu de manifester sa présence et à nous de célébrer l’alliance. » dit le Frère Didier (abbaye de Tamié). Les fleurs ont leur utilité dans le sanctuaire à condition de rester à leur place et de ne pas « envahir » les lieux de célébration. La Liturgie est première. Les fleurs sont signes d’un lieu « habité », d’une fête, d’un rassemblement. Le « compositeur » de ces bouquets s’efface devant la Beauté qui vient de Dieu. « Mes mains d’artiste sont entre les mains de l’Artiste. Je crée avec Lui et pour Lui. » Frère Didier.

Jacqueline Vagne,
SDPLS

Servants d’autel : du « savoir-faire » au « savoir-être »…

Nous avons déjà parlé ici de la formation des servants : savoir-faire, savoir-connaissances, savoir-être. Le père Jacques Rideau rappelait que dans la liturgie, « œuvre du Peuple de Dieu », la porte d’entrée est toujours le savoir-faire.

Savoirs-faire
La bonne exécution des tâches dépend de l’acquisition de connaissances : action liturgique avec son vocabulaire propre, temps liturgiques, objets sacrés et leur fonction, vêtements et leur signification ... qui favorisent la compétence et la maîtrise du service. Il est bon de s’arrêter sur les rites de l’Eucharistie, leur sens, leur enchaînement, leur hiérarchie. La liturgie, tissée de l’Écriture, fournit d’ailleurs aussi un bon appui pour une catéchèse biblique. Les servants accompliront d’autant mieux leur mission qu’ils en auront investi la dimension de foi.

Savoir-être
Le savoir-être n’est pas apprentissage mais attitude : actions ajustées à l’esprit de la liturgie, bonne tenue et manière de servir. Peut-on y former les servants ? Leur investissement de foi dans le service doit en tout cas les y conduire : ils entrent progressivement dans la « gravité » de la liturgie, découvrent le sens de ce qu’ils accomplissent, la proximité des choses saintes, la « noble simplicité » des rites, non pas négligence du sacré mais noblesse qui n’est pas artifice. L’attitude des adultes doit aussi les aider… « Il est clair que la tenue des prêtres - mais aussi de l’assemblée - est éducatrice pour les servants. Elle doit favoriser leur conscience spirituelle et humaine : comment être devant Dieu ? Comment être priant avec l’assemblée ? Comment accomplir ce service pour le Christ ? » Enfin, cette formation doit les amener à faire le lien entre le corps du Christ qu’ils servent à l’autel, le corps du Christ qui prie dans l’église, et le Christ qu’ils doivent servir dans leur vie de tous les jours.

Père Gaël de Bouteiller

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

OCTOBRE 2018

Dimanche 7 octobre
Rentrée Pastorale Paroissiale. Toute la Paroisse avec ses différents services est invitée à passer le DIMANCHE ENSEMBLE pour un temps de fête.

DECEMBRE 2018

Dimanche 2 décembre
Vous avez 1 an, 5 ans, 10 ans, 30, 40, 50, 60 années …. de mariage, venez les fêter lors de la célébration eucharistique à 10h30 à l’église de Montfort.
L’accueil des fiancés qui se préparent au mariage se fera aussi lors de cette célébration.

Dimanche 9 décembre
Grande fête des baptisés de l’année sur la Paroisse.


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 17 à 18h
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. A suivre, il est proposé un temps de prière à l’église à 18h où les parents sont invités à rejoindre les enfants jusque 18h30.

Plus d’infos ICI

Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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