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dimanche 25 février 2018

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Le discours du pape François au Parlement européen : « Europe, retrouve ton (...)

vendredi 28 novembre 2014, par Claire

Famille Chrétienne le 25 novembre 2014, par Jean-Claude Bésida

Ce mardi 25 novembre, à 11 h 20, devant les députés du Parlement de Strasbourg, le pape François a prononcé un discours particulièrement inspiré. Morceaux choisis par la Rédaction de Famille Chrétienne.

Se situant d’entrée de jeu dans la lignée de Jean-Paul II, qui s’exprimait dans la même enceinte il y a vingt-cinq ans, il annonce clairement être venu « en pasteur » pour donner « un message d’espérance et d’encouragement ». Espérance « dans le Seigneur qui transforme le mal en bien » et encouragement à « revenir » à la vision des Pères fondateurs, vision fondée sur la « confiance en l’homme vu comme personne dotée d’une dignité transcendante. »

Avec une phrase-clé qui résume tout son propos : « Une Europe qui n’a plus la capacité de s’ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme ». Et sa conclusion, extrêmement forte, se termine tranquillement sur l’affirmation d’une certitude : la foi chrétienne est à l’Europe ce que l’âme est au corps. Autrement dit : la foi chrétienne est l’âme de l’Europe. L’identité de l’Europe est chrétienne. Si elle l’oublie, elle se perd. C’est un appel à ce que l’Europe retrouve le sens : celui d’un projet « qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine. »

Son discours s’est achevé par une standing ovation des eurodéputés. Plusieurs passages de son discours ont suscité l’émotion et déclenché des applaudissements nourris. Notamment lorsqu’il évoque les chrétiens persécutés, « personnes crucifiées, brûlées vives, sous le silence honteux et complice de beaucoup », ou la mission du Parlement qui est de se battre face au « pouvoir financier d’empires inconnus », ou encore sa critique du gaspillage (« on ne peut tolérer que des millions de personnes meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables ») ou encore « l’Europe qui ne tourne pas autour de l’économie mais de la sacralité de la personne humaine » .

Morceaux choisis

Dignité personnelle contre solitude individualiste

« Parler de la dignité transcendante de l’homme signifie donc faire appel à sa nature, à sa capacité innée de distinguer le bien du mal, à cette « boussole » inscrite dans nos cœurs et que Dieu a imprimée dans l’univers créé ; cela signifie surtout de regarder l’homme non pas comme un absolu, mais comme un être relationnel. Une des maladies que je vois la plus répandue aujourd’hui en Europe est la solitude, précisément de celui qui est privé de liens. On la voit particulièrement chez les personnes âgées, souvent abandonnées à leur destin, comme aussi chez les jeunes privés de points de référence et d’opportunités pour l’avenir ; on la voit chez les nombreux pauvres qui peuplent nos villes ; on la voit dans le regard perdu des migrants qui sont venus ici en recherche d’un avenir meilleur. »

Fécondité ou bureaucratie ?

« D’un peu partout, on a une impression générale de fatigue et de vieillissement, d’une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante. Par conséquent, les grands idéaux qui ont inspiré l’Europe semblent avoir perdu leur force attractive, en faveur de la technique bureaucratique de ses institutions. »

L’anthropologie et non la technique

« À cela s’ajoutent des styles de vie un peu égoïstes, caractérisés par une opulence désormais insoutenable et souvent indifférente au monde environnant, surtout aux plus pauvres. On constate avec regret une prévalence des questions techniques et économiques au centre du débat politique, au détriment d’une authentique orientation anthropologique. L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser, de sorte que – nous le remarquons malheureusement souvent – lorsque la vie n’est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme, elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin, ou des enfants tués avant de naître. »

Le respect de la vie et non pas la culture du déchet

« C’est une grande méprise qui advient “quand l’absolutisation de la technique prévaut”, ce qui finit par produire “une confusion entre la fin et moyens”. Résultat inévitable de la “culture du déchet” et de la “mentalité de consommation exagérée”. Au contraire, affirmer la dignité de la personne c’est reconnaître le caractère précieux de la vie humaine, qui nous est donnée gratuitement et qui ne peut, pour cette raison, être objet d’échange ou de commerce.

Dans votre vocation de parlementaires, vous êtes aussi appelés à une grande mission, bien qu’elle puisse sembler inutile : prendre soin de la fragilité des peuples et des personnes. Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la “culture du déchet”. Prendre soin de la fragilité de la personne et des peuples signifie garder la mémoire et l’espérance ; signifie prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de dignité. »

La grâce de l’Europe, unir la terre et le ciel

« Permettez-moi de recourir à une image. Une des fresques les plus célèbres de Raphaël qui se trouvent au Vatican représente la dite École d’Athènes. Au centre se trouvent Platon et Aristote. Le premier a le doigt qui pointe vers le haut, vers le monde des idées, nous pourrions dire vers le ciel ; le second tend la main en avant, vers celui qui regarde, vers la terre, la réalité concrète. Cela me paraît être une image qui décrit bien l’Europe et son histoire, faite de la rencontre continuelle entre le ciel et la terre, où le ciel indique l’ouverture à la transcendance, à Dieu, qui a depuis toujours caractérisé l’homme européen, et la terre qui représente sa capacité pratique et concrète à affronter les situations et les problèmes. »

Le christianisme, fondamental pour l’Europe, hier et aujourd’hui

« J’estime fondamental non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance. Cette contribution n’est pas un danger pour la laïcité des États ni pour l’indépendance des institutions de l’Union, mais au contraire un enrichissement. Les idéaux qui l’ont formée dès l’origine le montrent bien : la paix, la subsidiarité et la solidarité réciproque, un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne. »

La famille indissoluble, vitale pour la société

« Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités. Il s’agit donc d’y investir ainsi que dans les domaines où ses talents se forment et portent du fruit. Le premier domaine est sûrement celui de l’éducation, à partir de la famille, cellule fondamentale et élément précieux de toute société. La famille unie, féconde et indissoluble porte avec elle les éléments fondamentaux pour donner espérance à l’avenir. Sans cette solidité, on finit par construire sur le sable, avec de graves conséquences sociales. »

Face aux migrations, à la fois accueillir et proposer avec clarté l’identité culturelle européenne

« Il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière ! Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide. L’absence d’un soutien réciproque au sein de l’Union Européenne risque d’encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d’esclave et des tensions sociales continuelles.

L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes – cause principale de ce phénomène – au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets. »

Conclusion : foi chrétienne, âme de l’Europe

« Un auteur anonyme du IIe siècle a écrit que “les chrétiens représentent dans le monde ce qu’est l’âme dans le corps”. Le rôle de l’âme est de soutenir le corps, d’en être la conscience et la mémoire historique. Et une histoire bimillénaire lie l’Europe et le christianisme. Une histoire non exempte de conflits et d’erreurs, mais toujours animée par le désir de construire pour le bien. Nous le voyons dans la beauté de nos villes, et plus encore dans celle des multiples œuvres de charité et d’édification commune qui parsèment le continent. Cette histoire, en grande partie, est encore à écrire. Elle est notre présent et aussi notre avenir. Elle est notre identité. Et l’Europe a fortement besoin de redécouvrir son visage pour grandir, selon l’esprit de ses Pères fondateurs, dans la paix et dans la concorde, puisqu’elle-même n’est pas encore à l’abri de conflits. »

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

Fermeture de la Chapelle Saint Joseph : Les célébrations de la semaine auront lieu à l’avenir à l’oratoire de l’église à partir du 27 octobre 2016.

REPETITION DE CHANTS

pour tous !

- Lundi 26 février à 20h30 (église de Montfort)

FEVRIER 2018

Vendredi 16 février
Rencontre des jeunes de l’aumônerie des collèges de 19h30 à 21h30 au presbytère de Montfort.

Dimanche 18 février
Repas paroissial :
Comme chaque année, la Paroisse propose un temps convivial autour d’un repas à la salle polyvalente de Talensac. Une messe sera célébrée à 11h00 à l’église de Talensac suivie du repas à 12h30. Inscriptions au plus tard le 13 février auprès de Geneviève CHENEDE tél 06 22 29 18 19.

Mardi 20 février
Rencontre du Mouvement MCR à 14h30 au presbytère de Montfort. Thème de notre rencontre « Expérience de pardon, de guérison : chemin d’espérance ».

Mercredi 21 février
* En ce temps de Carême, les enfants et parents qui le souhaitent sont invités à venir chanter pour les personnes âgées à l’hôpital de MONTFORT, Rue Saint Nicolas de 14h30 à 16h00 avec le partage du goûter.

* Eveil à La Foi des 4 /7 ans à 16h45 au presbytère de Montfort suivi de l’Adoration à l’Oratoire au presbytère à 18h00.

Lundi 26 février
Soirée pour apprendre des nouveaux chants pour étoffer notre répertoire pour nos célébrations dominicales à 20h30 à l’église de Montfort pour toutes les communautés chrétiennes de notre paroisse.

Mercredi 28 février
Soirée Saint-Louis Marie à 20h30 à la maison Natale (Montfort/Meu).
La Messe sera suivie d’un temps d’adoration et de la possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation.

MARS 2018

Samedi 10 mars
Rencontre des enfants catéchisés se préparant au baptême de 11h00 à 12h00 au presbytère de Montfort.

Mercredi 14 mars
* Rencontre pour la préparation du WE de la Miséricorde à 18h00 au presbytère de Montfort.

* Préparation de la célébration du jeudi Saint au presbytère de Montfort à 20h30 avec le souhait que chaque Communauté Chrétienne soit représentée.

Lundi 19 mars
Préparation de la célébration de la veillée Pascale au presbytère de Montfort à 20h30 avec le souhait que chaque Communauté Chrétienne soit représentée.

Dimanche 18 mars
La Paroisse propose durant le Carême d’aller ensemble au spectacle la "Passion de LOUDEAC" à 15h00. Ce spectacle est de grande qualité, il est joué depuis 1914 par des bénévoles. Ils font revivre, chaque année, le drame toujours poignant de la Passion du Christ, dans le pur style du théâtre populaire du Moyen-Age.
Nous proposons de rester ensemble pour un pique-nique après la Messe des familles à Montfort et de partir ensemble soit en car soit en co-voiturage.
Tarifs :
- Adulte : 15,00 €
- Enfant de 6 à 16 ans : 8,50 €
- Enfant de moins de 6 ans : Gratuit.
Vous trouverez plus d’information sur le site La Passion de Loudéac.
Pour une bonne organisation, il nous faut réserver les places, nous vous remercions donc de vous inscrire au presbytère de Montfort avant le 22 février prochain.
Permanences au presbytère les mercredis, vendredis et samedis de 10h00 à 11h30 et les mardis et jeudis de 17h00 à 19h00.

Samedi 24 mars 2018

de 9h15 à 17h

La Pastorale Familiale organise une journée de réflexion et de formation sur les enjeux de l’affectivité et de la sexualité à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux.

A la salle paroissiale de Saint-Augustin de Rennes (10 rue Mirabeau).

Service Diocésain de Pastorale Familiale
Permanences : le lundi de 14h à 17h et le vendredi de 9h à 12h
Tél : 02 99 14 35 65
E.Mail : pastorale.familiale@diocèse35.fr


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 16h45 à 17h45
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. A suivre, il est proposé un temps de prière à l’église à 18h00 où les parents sont invités à rejoindre les enfants jusque 18h30. Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.

Plus d’infos ICI

Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.


PARCOURS ALPHA

Un couple, ça se construit. « Prenez soin de votre couple autour de dîners en tête à tête… »
Renseignements et préinscriptions auprès de :
F. et L. BESNARD
Tél : 02 99 60 54 49
E.Mail : franleobesnard@orange.fr


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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