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mardi 21 août 2018

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Le discours du pape François au Parlement européen : « Europe, retrouve ton (...)

vendredi 28 novembre 2014, par Claire

Famille Chrétienne le 25 novembre 2014, par Jean-Claude Bésida

Ce mardi 25 novembre, à 11 h 20, devant les députés du Parlement de Strasbourg, le pape François a prononcé un discours particulièrement inspiré. Morceaux choisis par la Rédaction de Famille Chrétienne.

Se situant d’entrée de jeu dans la lignée de Jean-Paul II, qui s’exprimait dans la même enceinte il y a vingt-cinq ans, il annonce clairement être venu « en pasteur » pour donner « un message d’espérance et d’encouragement ». Espérance « dans le Seigneur qui transforme le mal en bien » et encouragement à « revenir » à la vision des Pères fondateurs, vision fondée sur la « confiance en l’homme vu comme personne dotée d’une dignité transcendante. »

Avec une phrase-clé qui résume tout son propos : « Une Europe qui n’a plus la capacité de s’ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme ». Et sa conclusion, extrêmement forte, se termine tranquillement sur l’affirmation d’une certitude : la foi chrétienne est à l’Europe ce que l’âme est au corps. Autrement dit : la foi chrétienne est l’âme de l’Europe. L’identité de l’Europe est chrétienne. Si elle l’oublie, elle se perd. C’est un appel à ce que l’Europe retrouve le sens : celui d’un projet « qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine. »

Son discours s’est achevé par une standing ovation des eurodéputés. Plusieurs passages de son discours ont suscité l’émotion et déclenché des applaudissements nourris. Notamment lorsqu’il évoque les chrétiens persécutés, « personnes crucifiées, brûlées vives, sous le silence honteux et complice de beaucoup », ou la mission du Parlement qui est de se battre face au « pouvoir financier d’empires inconnus », ou encore sa critique du gaspillage (« on ne peut tolérer que des millions de personnes meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables ») ou encore « l’Europe qui ne tourne pas autour de l’économie mais de la sacralité de la personne humaine » .

Morceaux choisis

Dignité personnelle contre solitude individualiste

« Parler de la dignité transcendante de l’homme signifie donc faire appel à sa nature, à sa capacité innée de distinguer le bien du mal, à cette « boussole » inscrite dans nos cœurs et que Dieu a imprimée dans l’univers créé ; cela signifie surtout de regarder l’homme non pas comme un absolu, mais comme un être relationnel. Une des maladies que je vois la plus répandue aujourd’hui en Europe est la solitude, précisément de celui qui est privé de liens. On la voit particulièrement chez les personnes âgées, souvent abandonnées à leur destin, comme aussi chez les jeunes privés de points de référence et d’opportunités pour l’avenir ; on la voit chez les nombreux pauvres qui peuplent nos villes ; on la voit dans le regard perdu des migrants qui sont venus ici en recherche d’un avenir meilleur. »

Fécondité ou bureaucratie ?

« D’un peu partout, on a une impression générale de fatigue et de vieillissement, d’une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante. Par conséquent, les grands idéaux qui ont inspiré l’Europe semblent avoir perdu leur force attractive, en faveur de la technique bureaucratique de ses institutions. »

L’anthropologie et non la technique

« À cela s’ajoutent des styles de vie un peu égoïstes, caractérisés par une opulence désormais insoutenable et souvent indifférente au monde environnant, surtout aux plus pauvres. On constate avec regret une prévalence des questions techniques et économiques au centre du débat politique, au détriment d’une authentique orientation anthropologique. L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser, de sorte que – nous le remarquons malheureusement souvent – lorsque la vie n’est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme, elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin, ou des enfants tués avant de naître. »

Le respect de la vie et non pas la culture du déchet

« C’est une grande méprise qui advient “quand l’absolutisation de la technique prévaut”, ce qui finit par produire “une confusion entre la fin et moyens”. Résultat inévitable de la “culture du déchet” et de la “mentalité de consommation exagérée”. Au contraire, affirmer la dignité de la personne c’est reconnaître le caractère précieux de la vie humaine, qui nous est donnée gratuitement et qui ne peut, pour cette raison, être objet d’échange ou de commerce.

Dans votre vocation de parlementaires, vous êtes aussi appelés à une grande mission, bien qu’elle puisse sembler inutile : prendre soin de la fragilité des peuples et des personnes. Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la “culture du déchet”. Prendre soin de la fragilité de la personne et des peuples signifie garder la mémoire et l’espérance ; signifie prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de dignité. »

La grâce de l’Europe, unir la terre et le ciel

« Permettez-moi de recourir à une image. Une des fresques les plus célèbres de Raphaël qui se trouvent au Vatican représente la dite École d’Athènes. Au centre se trouvent Platon et Aristote. Le premier a le doigt qui pointe vers le haut, vers le monde des idées, nous pourrions dire vers le ciel ; le second tend la main en avant, vers celui qui regarde, vers la terre, la réalité concrète. Cela me paraît être une image qui décrit bien l’Europe et son histoire, faite de la rencontre continuelle entre le ciel et la terre, où le ciel indique l’ouverture à la transcendance, à Dieu, qui a depuis toujours caractérisé l’homme européen, et la terre qui représente sa capacité pratique et concrète à affronter les situations et les problèmes. »

Le christianisme, fondamental pour l’Europe, hier et aujourd’hui

« J’estime fondamental non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance. Cette contribution n’est pas un danger pour la laïcité des États ni pour l’indépendance des institutions de l’Union, mais au contraire un enrichissement. Les idéaux qui l’ont formée dès l’origine le montrent bien : la paix, la subsidiarité et la solidarité réciproque, un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne. »

La famille indissoluble, vitale pour la société

« Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités. Il s’agit donc d’y investir ainsi que dans les domaines où ses talents se forment et portent du fruit. Le premier domaine est sûrement celui de l’éducation, à partir de la famille, cellule fondamentale et élément précieux de toute société. La famille unie, féconde et indissoluble porte avec elle les éléments fondamentaux pour donner espérance à l’avenir. Sans cette solidité, on finit par construire sur le sable, avec de graves conséquences sociales. »

Face aux migrations, à la fois accueillir et proposer avec clarté l’identité culturelle européenne

« Il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière ! Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide. L’absence d’un soutien réciproque au sein de l’Union Européenne risque d’encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d’esclave et des tensions sociales continuelles.

L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes – cause principale de ce phénomène – au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets. »

Conclusion : foi chrétienne, âme de l’Europe

« Un auteur anonyme du IIe siècle a écrit que “les chrétiens représentent dans le monde ce qu’est l’âme dans le corps”. Le rôle de l’âme est de soutenir le corps, d’en être la conscience et la mémoire historique. Et une histoire bimillénaire lie l’Europe et le christianisme. Une histoire non exempte de conflits et d’erreurs, mais toujours animée par le désir de construire pour le bien. Nous le voyons dans la beauté de nos villes, et plus encore dans celle des multiples œuvres de charité et d’édification commune qui parsèment le continent. Cette histoire, en grande partie, est encore à écrire. Elle est notre présent et aussi notre avenir. Elle est notre identité. Et l’Europe a fortement besoin de redécouvrir son visage pour grandir, selon l’esprit de ses Pères fondateurs, dans la paix et dans la concorde, puisqu’elle-même n’est pas encore à l’abri de conflits. »

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

JUIN 2018

Mercredi 20 juin
Résolutions de l’année prochaine suite au travail des fraternités synodales et de la lettre pastorale de notre évêque à la salle paroissiale d’IFFENDIC à 20h pour tous les Paroissiens ou amis ; vous êtes TOUS invités.

Samedi 23 juin
Fête du caté : Pour terminer l’année en beauté, nous proposons aux enfants du caté de CE et CM de se retrouver avec leurs parents (et pourquoi pas grands-parents) autour du thème « A la suite de Jésus ! » de 9h45 à 14h à l’IME Saint Lazare de Montfort : 10h00 Grand jeu / 12h30 pique-nique / 14h00 Fin. Nous vous attendons très nombreux.

Dimanche 24 juin
* Eveil à La Foi des 4 /7 ans : les enfants du groupe sont invités à 10h30 pour vivre un temps d’éveil à la foi et participer à la célébration à l’église de Montfort.

* Confirmation : un premier rendez-vous de préparation au sacrement de Confirmation aura lieu à 10h à l’église Montfort-sur-Meu. Tous les jeunes du doyenné de Brocéliande en 4è et 3è sont invités à s’inscrire. Les bulletins d’inscription sont à retirer au presbytère. Un cheminement est proposé aussi pour les lycéens et un parcours spécifique pour les adultes.
La Confirmation sera célébrée le dimanche 5 mai 2019 à Montfort-sur-Meu.

Mardi 26 juin
Service de la « Communication » : Une rencontre est proposée à 18h30 au presbytère de Montfort à ceux qui veulent œuvrer dans ce service de la « Communication » jeunes et moins jeunes sur notre paroisse. De nouveaux moyens de communication sont à développer sur notre Paroisse.

Jeudi 28 juin
Réalisation du planning des divers temps forts sur la paroisse pour l’année pastorale 2018/2019 à 20h30 au presbytère de Montfort avec les divers services.

SEPTEMBRE 2018

Lundi 24 septembre
Engagement des novices de la Maison Natale Saint Louis Marie à 10h30 à l’église de Montfort/Meu.


Pèlerinage en Espagne et au Portugal

La Paroisse propose un pèlerinage du 22 au 27 octobre prochain avec au programme Saint Jacques de Compostelle, Fatima, Avila
Faites-vous connaître au presbytère de Montfort si vous êtes intéressés.
Un programme détaillé est mis à votre disposition au presbytère.


Route Amor Dei du 5 au 10 août 2018

Cette route s’adresse à des jeunes femmes de 20 à 30 ans désireuses de découvrir la vie consacrée féminine. Dans une ambiance détendue et fraternelle, vous découvrez 4 formes de vies consacrées féminines de Bretagne en vous rendant dans différents lieux. Cette route permet ensuite de participer à 3 week-ends dans l’année pour continuer le cheminement, pour celles qui le souhaitent. Pour plus de renseignement et contact : Sœur Marie-Elisabeth : latourstpern.jeunes@orange.fr


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 16h45 à 17h45
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. A suivre, il est proposé un temps de prière à l’église à 18h00 où les parents sont invités à rejoindre les enfants jusque 18h30. Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.

Plus d’infos ICI

Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.


PARCOURS ALPHA

Un couple, ça se construit. « Prenez soin de votre couple autour de dîners en tête à tête… »
Renseignements et préinscriptions auprès de :
F. et L. BESNARD
Tél : 02 99 60 54 49
E.Mail : franleobesnard@orange.fr


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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