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lundi 17 décembre 2018

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Synode : le message de l’Assemblée aux familles du monde

samedi 18 octobre 2014, par Claire

A une large majorité, l’assemblée du synode des évêques a approuvé le message conclusif des travaux. Adressé aux familles du monde, et en particulier à celles chrétiennes, le document contient également un appel aux institutions afin qu’elles promeuvent les droits de la famille, et rappelle la réflexion consacrée à l’accès à la communion pour les divorcés-remariés.

Ci-dessous, l’intégralité du message de la IIIe Assemblée générale extraordinaire du synode des évêques :

Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour.
Nous aussi, pasteurs de l’Église, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés.

La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Églises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.
À vous, nous proposons cette parole du Christ : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20). Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L’obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu’à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s’insinuent au cœur même de la famille.

Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l’amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l’individualisme, l’appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d’une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu’ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même.

Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le « fétichisme de l’argent » et par « la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain » (Evangelii gaudium, 55) qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s’agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. « La culture du bien-être nous anesthésie et […] toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. (Evangelii gaudium, 54). Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun.

Le Christ a voulu que son Église soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

***
Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements : celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Cette lumière, dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, s’allume grâce à une rencontre : il s’agit d’un don, d’une grâce qui s’exprime - comme le dit la Genèse (2,18) - quand deux visages se retrouvent chacun l’un « en face » de l’autre, comme une « aide qui lui corresponde », c’est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L’amour de l’homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l’autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l’autre dans son identité qui s’ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques : « Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui […] Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi » (Ct 2, 16 ; 6,3).

Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l’attente et de la préparation. Il s’actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l’amour tend à rimer avec toujours, jusqu’à donner sa vie pour la personne qu’on aime (cf. Jn 15,13). À cette lumière, l’amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines ; c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun.

Cet amour se déploie au travers de la fécondité et de la générativité qui ne sont pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s’agit aussi d’une capacité à offrir la vie, de l’affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n’ont pu avoir d’enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s’avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l’accompagnement de Dieu. La famille en fait l’expérience dans l’affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune : petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l’engagement quotidien de l’éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d’affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Église domestique, qui s’ouvre sur cette famille de familles qu’est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l’amour également auprès des jeunes couples.

Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). Il s’agit d’un don de biens partagés, de présence, d’amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie.

Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l’Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Église, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l’histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le « Christ sera tout en tous » (Col 3,11). Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode.

Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre.

Père, donne à toutes les familles la présence d’époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d’une famille libre et unie. Père, donne aux parents d’avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.
Père, donne aux enfants d’être signes de confiance et d’espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.

Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d’obscurité.

Père, donne-nous de voir fleurir une Église toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde.

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

DECEMBRE 2018

Mardi 11 décembre
* Rencontre du Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) à 14h30 au presbytère de Montfort. Thème de cette rencontre « la famille d’où je viens ».

* Rencontre des animateurs du goupe des jeunes du doyenné à 20h30 au presbytère de Montfort.

Mercredi 12 décembre
Eveil à La Foi des 4/7 ans à 17h00 au presbytère de Montfort suivi de l’Adoration à l’Oratoire au presbytère à 18h00 où les parents sont invités à rejoindre les enfants.
Durant la messe le dimanche à Montfort à 10h30, il est proposé aussi un temps adapté pour les jeunes enfants.

Jeudi 13 décembre
Un temps d’animation est proposé pour les enfants, les jeunes, les adultes lors du temps d’Adoration de 20h30 à 21h30 à l’église de Montfort.

Vendredi 14 décembre
* Rencontre des jeunes de l’aumônerie des lycées de 20h00 à 22h30 au presbytère de Montfort.

* Rencontre des jeunes de l’aumônerie des collèges à 20h00 au presbytère de Montfort.

* Soirée sur l’unité : « Je me disloque ou je m’unifie » : à moi de choisir !!! Un espace temps pour vous, pour se poser, déposer, se reposer à 20h00 à l’église de Montfort.
Plus d’infos ICI

Samedi 15 décembre
* Rencontre des jeunes se préparant à la Profession de Foi de 10h00 à 11h30 au presbytère de Montfort.

* Répétitions de chants avec Nathalie Wojciechowski pour la préparation d’un concert de Noël avec les enfants qui le souhaitentde la GS à la Terminale, de 10h30 à 11h30 au presbytère de Montfort. Les enfants sont invités à venir avec leurs instruments !

* Présentation du conte de Noël par Eddy à 15h00 à l’église de Romillé. En effet, nous proposons à nouveau un conte le 24 décembre lors de la veillée de Noël dans les églises de Montfort, Iffendic et Pleumeleuc mais nous avons besoin d’un certain nombre de bénévoles pour assurer la mise en scène avec les enfants, mais aussi pour la réalisation des décors, des costumes.
Possibilité de covoiturage.

Mercredi 19 décembre
Repas de Noël festif organisé par l’équipe du Secours Catholique du secteur. Vous êtes seuls, isolés, venez partager ce temps de fête avec nous. Contactez Raymonde au 02 99 09 24 12 pour des renseignements et s’inscrire.
Une vente de gâteaux aura lieu à la sortie des messes durant le temps de l’Avent au profit des actions du secours catholique au niveau national.

Jeudi 20 décembre
Un temps d’animation est proposé pour les enfants, les jeunes, les adultes lors du temps d’Adoration de 20h30 à 21h30 à l’église de Montfort.

Samedi 22 décembre
Répétitions de chants avec Nathalie Wojciechowski pour la préparation d’un concert de Noël avec les enfants qui le souhaitentde la GS à la Terminale, de 10h30 à 11h30 au presbytère de Montfort. Les enfants sont invités à venir avec leurs instruments !

Lundi 24 décembre
Repas de Noël : les Pères Yannick et Kamil invitent les personnes seules, familles isolées à partager un repas le soir de Noël au presbytère de Montfort à 20h00.
S’inscrire lors des permanences d’accueil au presbytère. Proposition à ceux qui le souhaitent d’offrir un plat à partager, à déposer au presbytère entre 12h00 et 14h00 le lundi 24 décembre.

JANVIER 2019

Dimanche 6 janvier
Vœux 2019 de la Paroisse et partage de la galette des rois à 14h30 à la salle polyvalente de Breteil.
Un diaporama sur la rétrospective de ce qui a été vécu sur notre Paroisse en 2018 sera présenté à cette occasion.


Concerts de Noël

Jeudi 20 décembre
Concert de Noël avec l’ensemble Crescendo à l’église d’Iffendic à 20h30 organisé par l’association « Le sentier des 3 Abbayes de Brocéliande » Entrée libre.

Dimanche 23 décembre
Concert "Chantons Noël" à 15h30 à l’église de Montfort. Chants de Noël des provinces françaises avec l’Atelier de chant choral de Montfort. Direction Alain Fromy.
Entrée 8 € - gratuit pour les enfants et les moins de 18 ans.


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 17 à 18h
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. A suivre, il est proposé un temps de prière à l’église à 18h où les parents sont invités à rejoindre les enfants jusque 18h30.

Plus d’infos ICI

Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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