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dimanche 25 février 2018

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Synode : le message de l’Assemblée aux familles du monde

samedi 18 octobre 2014, par Claire

A une large majorité, l’assemblée du synode des évêques a approuvé le message conclusif des travaux. Adressé aux familles du monde, et en particulier à celles chrétiennes, le document contient également un appel aux institutions afin qu’elles promeuvent les droits de la famille, et rappelle la réflexion consacrée à l’accès à la communion pour les divorcés-remariés.

Ci-dessous, l’intégralité du message de la IIIe Assemblée générale extraordinaire du synode des évêques :

Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour.
Nous aussi, pasteurs de l’Église, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés.

La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Églises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.
À vous, nous proposons cette parole du Christ : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20). Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L’obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu’à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s’insinuent au cœur même de la famille.

Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l’amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l’individualisme, l’appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d’une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu’ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même.

Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le « fétichisme de l’argent » et par « la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain » (Evangelii gaudium, 55) qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s’agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. « La culture du bien-être nous anesthésie et […] toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. (Evangelii gaudium, 54). Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun.

Le Christ a voulu que son Église soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

***
Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements : celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Cette lumière, dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, s’allume grâce à une rencontre : il s’agit d’un don, d’une grâce qui s’exprime - comme le dit la Genèse (2,18) - quand deux visages se retrouvent chacun l’un « en face » de l’autre, comme une « aide qui lui corresponde », c’est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L’amour de l’homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l’autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l’autre dans son identité qui s’ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques : « Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui […] Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi » (Ct 2, 16 ; 6,3).

Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l’attente et de la préparation. Il s’actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l’amour tend à rimer avec toujours, jusqu’à donner sa vie pour la personne qu’on aime (cf. Jn 15,13). À cette lumière, l’amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines ; c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun.

Cet amour se déploie au travers de la fécondité et de la générativité qui ne sont pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s’agit aussi d’une capacité à offrir la vie, de l’affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n’ont pu avoir d’enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s’avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l’accompagnement de Dieu. La famille en fait l’expérience dans l’affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune : petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l’engagement quotidien de l’éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d’affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Église domestique, qui s’ouvre sur cette famille de familles qu’est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l’amour également auprès des jeunes couples.

Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). Il s’agit d’un don de biens partagés, de présence, d’amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie.

Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l’Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Église, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l’histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le « Christ sera tout en tous » (Col 3,11). Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode.

Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre.

Père, donne à toutes les familles la présence d’époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d’une famille libre et unie. Père, donne aux parents d’avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.
Père, donne aux enfants d’être signes de confiance et d’espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.

Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d’obscurité.

Père, donne-nous de voir fleurir une Église toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde.

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

Fermeture de la Chapelle Saint Joseph : Les célébrations de la semaine auront lieu à l’avenir à l’oratoire de l’église à partir du 27 octobre 2016.

REPETITION DE CHANTS

pour tous !

- Lundi 26 février à 20h30 (église de Montfort)

FEVRIER 2018

Vendredi 16 février
Rencontre des jeunes de l’aumônerie des collèges de 19h30 à 21h30 au presbytère de Montfort.

Dimanche 18 février
Repas paroissial :
Comme chaque année, la Paroisse propose un temps convivial autour d’un repas à la salle polyvalente de Talensac. Une messe sera célébrée à 11h00 à l’église de Talensac suivie du repas à 12h30. Inscriptions au plus tard le 13 février auprès de Geneviève CHENEDE tél 06 22 29 18 19.

Mardi 20 février
Rencontre du Mouvement MCR à 14h30 au presbytère de Montfort. Thème de notre rencontre « Expérience de pardon, de guérison : chemin d’espérance ».

Mercredi 21 février
* En ce temps de Carême, les enfants et parents qui le souhaitent sont invités à venir chanter pour les personnes âgées à l’hôpital de MONTFORT, Rue Saint Nicolas de 14h30 à 16h00 avec le partage du goûter.

* Eveil à La Foi des 4 /7 ans à 16h45 au presbytère de Montfort suivi de l’Adoration à l’Oratoire au presbytère à 18h00.

Lundi 26 février
Soirée pour apprendre des nouveaux chants pour étoffer notre répertoire pour nos célébrations dominicales à 20h30 à l’église de Montfort pour toutes les communautés chrétiennes de notre paroisse.

Mercredi 28 février
Soirée Saint-Louis Marie à 20h30 à la maison Natale (Montfort/Meu).
La Messe sera suivie d’un temps d’adoration et de la possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation.

MARS 2018

Samedi 10 mars
Rencontre des enfants catéchisés se préparant au baptême de 11h00 à 12h00 au presbytère de Montfort.

Mercredi 14 mars
* Rencontre pour la préparation du WE de la Miséricorde à 18h00 au presbytère de Montfort.

* Préparation de la célébration du jeudi Saint au presbytère de Montfort à 20h30 avec le souhait que chaque Communauté Chrétienne soit représentée.

Lundi 19 mars
Préparation de la célébration de la veillée Pascale au presbytère de Montfort à 20h30 avec le souhait que chaque Communauté Chrétienne soit représentée.

Dimanche 18 mars
La Paroisse propose durant le Carême d’aller ensemble au spectacle la "Passion de LOUDEAC" à 15h00. Ce spectacle est de grande qualité, il est joué depuis 1914 par des bénévoles. Ils font revivre, chaque année, le drame toujours poignant de la Passion du Christ, dans le pur style du théâtre populaire du Moyen-Age.
Nous proposons de rester ensemble pour un pique-nique après la Messe des familles à Montfort et de partir ensemble soit en car soit en co-voiturage.
Tarifs :
- Adulte : 15,00 €
- Enfant de 6 à 16 ans : 8,50 €
- Enfant de moins de 6 ans : Gratuit.
Vous trouverez plus d’information sur le site La Passion de Loudéac.
Pour une bonne organisation, il nous faut réserver les places, nous vous remercions donc de vous inscrire au presbytère de Montfort avant le 22 février prochain.
Permanences au presbytère les mercredis, vendredis et samedis de 10h00 à 11h30 et les mardis et jeudis de 17h00 à 19h00.

Samedi 24 mars 2018

de 9h15 à 17h

La Pastorale Familiale organise une journée de réflexion et de formation sur les enjeux de l’affectivité et de la sexualité à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux.

A la salle paroissiale de Saint-Augustin de Rennes (10 rue Mirabeau).

Service Diocésain de Pastorale Familiale
Permanences : le lundi de 14h à 17h et le vendredi de 9h à 12h
Tél : 02 99 14 35 65
E.Mail : pastorale.familiale@diocèse35.fr


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 16h45 à 17h45
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. A suivre, il est proposé un temps de prière à l’église à 18h00 où les parents sont invités à rejoindre les enfants jusque 18h30. Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.

Plus d’infos ICI

Pour information durant la messe le dimanche à Montfort, il est proposé un temps adapté pour les jeunes enfants.


PARCOURS ALPHA

Un couple, ça se construit. « Prenez soin de votre couple autour de dîners en tête à tête… »
Renseignements et préinscriptions auprès de :
F. et L. BESNARD
Tél : 02 99 60 54 49
E.Mail : franleobesnard@orange.fr


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
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