Accueil >Pape François > Message de sa Sainteté François pour le Carême 2014

Message de sa Sainteté François pour le Carême 2014

vendredi 28 février 2014, par Claire

Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté (2 Cor 8, 9)

Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous offrir, à l’occasion du Carême, quelques réflexions qui puissent vous aider dans un chemin personnel et communautaire de conversion. Je m’inspirerai de la formule de Saint Paul : « Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). L’Apôtre s’adresse aux chrétiens de Corinthe pour les encourager à être généreux vis-à-vis des fidèles de Jérusalem qui étaient dans le besoin. Que nous disent-elles, ces paroles de saint Paul, à nous chrétiens d’aujourd’hui ? Que signifie, pour nous aujourd’hui, cette exhortation à la pauvreté, à une vie pauvre dans un sens évangélique ?

La grâce du Christ

Ces paroles nous disent avant tout quel est le style de Dieu. Dieu ne se révèle pas par les moyens de la puissance et de la richesse du monde, mais par ceux de la faiblesse et la pauvreté : « Lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous … ». Le Christ, le Fils éternel de Dieu, qui est l’égal du Père en puissance et en gloire, s’est fait pauvre ; il est descendu parmi nous, il s’est fait proche de chacun de nous, il s’est dépouillé, « vidé », pour nous devenir semblable en tout (cf. Ph 2, 7 ; He 4, 15). Quel grand mystère que celui de l’Incarnation de Dieu ! C’est l’amour divin qui en est la cause, un amour qui est grâce, générosité, désir d’être proche et qui n’hésite pas à se donner, à se sacrifier pour ses créatures bien-aimées. La charité, l’amour, signifient partager en tout le sort du bien-aimé. L’amour rend semblable, il crée une égalité, il abat les murs et les distances. C’est ce qu’a fait Dieu pour nous. Jésus en effet, « a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché » (Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et Spes, n. 22 § 2).

La raison qui a poussé Jésus à se faire pauvre n’est pas la pauvreté en soi, mais, – dit saint Paul – [pour que] « … vous deveniez riches par sa pauvreté ». Il ne s’agit pas d’un jeu de mots, ni d’une figure de style ! Il s’agit au contraire d’une synthèse de la logique de Dieu, de la logique de l’amour, de la logique de l’Incarnation et de la Croix. Dieu n’a pas fait tomber sur nous le salut depuis le haut, comme le ferait celui qui donne en aumône de son superflu avec un piétisme philanthropique. Ce n’est pas cela l’amour du Christ ! Lorsque Jésus descend dans les eaux du Jourdain et se fait baptiser par Jean Baptiste, il ne le fait pas par pénitence, ou parce qu’il a besoin de conversion ; il le fait pour être au milieu des gens, de ceux qui ont besoin du pardon, pour être au milieu de nous, qui sommes pécheurs, et pour se charger du poids de nos péchés. Voilà la voie qu’il a choisie pour nous consoler, pour nous sauver, pour nous libérer de notre misère. Nous sommes frappés par le fait que l’Apôtre nous dise que nous avons été libérés, non pas grâce à la richesse du Christ, mais par sa pauvreté. Pourtant saint Paul connaît bien « la richesse insondable du Christ » (Ep 3, 8) « établi héritier de toutes choses » (He 1, 2).

Alors quelle est-elle cette pauvreté, grâce à laquelle Jésus nous délivre et nous rend riches ? C’est justement sa manière de nous aimer, de se faire proche de nous, tel le Bon Samaritain qui s’approche de l’homme laissé à moitié mort sur le bord de la route (cf. Lc 10, 25ss). Ce qui nous donne la vraie liberté, le vrai salut, le vrai bonheur, c’est son amour de compassion, de tendresse et de partage. La pauvreté du Christ qui nous enrichit, c’est le fait qu’il ait pris chair, qu’il ait assumé nos faiblesses, nos péchés, en nous communiquant la miséricorde infinie de Dieu. La pauvreté du Christ est la plus grande richesse : Jésus est riche de sa confiance sans limite envers le Père, de pouvoir compter sur Lui à tout moment, en cherchant toujours et seulement la volonté et la gloire du Père. Il est riche comme est riche un enfant qui se sent aimé et qui aime ses parents et ne doute pas un seul instant de leur amour et de leur tendresse. La richesse de Jésus, c’est d’être le Fils ; sa relation unique avec le Père est la prérogative souveraine de ce Messie pauvre. Lorsque Jésus nous invite à porter son « joug qui est doux », il nous invite à nous enrichir de cette « riche pauvreté » et de cette « pauvre richesse » qui sont les siennes, à partager avec lui son Esprit filial et fraternel, à devenir des fils dans le Fils, des frères dans le Frère Premier-né (cf. Rm 8, 29).

On a dit qu’il n’y a qu’une seule tristesse, c’est celle de ne pas être des saints (L. Bloy) ; nous pourrions également dire qu’il n’y a qu’une seule vraie misère, c’est celle de ne pas vivre en enfants de Dieu et en frères du Christ.

Notre témoignage

Nous pourrions penser que cette « voie » de la pauvreté s’est limitée à Jésus, et que nous, qui venons après Lui, pouvons sauver le monde avec des moyens humains plus adéquats. Il n’en est rien. À chaque époque et dans chaque lieu, Dieu continue à sauver les hommes et le monde grâce à la pauvreté du Christ, qui s’est fait pauvre dans les sacrements, dans la Parole, et dans son Église, qui est un peuple de pauvres. La richesse de Dieu ne peut nous rejoindre à travers notre richesse, mais toujours et seulement à travers notre pauvreté personnelle et communautaire, vivifiée par l’Esprit du Christ.

À l’exemple de notre Maître, nous les chrétiens, nous sommes appelés à regarder la misère de nos frères, à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer concrètement pour la soulager. La misère ne coïncide pas avec la pauvreté ; la misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance. Nous pouvons distinguer trois types de misère : la misère matérielle, la misère morale et la misère spirituelle. La misère matérielle est celle qui est appelée communément pauvreté et qui frappe tous ceux qui vivent dans une situation contraire à la dignité de la personne humaine : ceux qui sont privés des droits fondamentaux et des biens de première nécessité comme la nourriture, l’eau et les conditions d’hygiène, le travail, la possibilité de se développer et de croître culturellement. Face à cette misère, l’Église offre son service, sa diakonia, pour répondre aux besoins et soigner ces plaies qui enlaidissent le visage de l’humanité. Nous voyons dans les pauvres et les laissés-pour-compte le visage du Christ ; en aimant et en aidant les pauvres nous aimons et nous servons le Christ. Notre engagement nous pousse aussi à faire en sorte que, dans le monde, cessent les atteintes à la dignité humaine, les discriminations et les abus qui sont si souvent à l’origine de la misère. Lorsque le pouvoir, le luxe et l’argent deviennent des idoles, ils prennent le pas sur l’exigence d’une distribution équitable des richesses. C’est pourquoi il est nécessaire que les consciences se convertissent à la justice, à l’égalité, à la sobriété et au partage.

La misère morale n’est pas moins préoccupante. Elle consiste à se rendre esclave du vice et du péché. Combien de familles sont dans l’angoisse parce que quelques-uns de leurs membres – souvent des jeunes – sont dépendants de l’alcool, de la drogue, du jeu, de la pornographie ! Combien de personnes ont perdu le sens de la vie, sont sans perspectives pour l’avenir et ont perdu toute espérance ! Et combien de personnes sont obligées de vivre dans cette misère à cause de conditions sociales injustes, du manque de travail qui les prive de la dignité de ramener le pain à la maison, de l’absence d’égalité dans les droits à l’éducation et à la santé. Dans ces cas, la misère morale peut bien s’appeler début de suicide. Cette forme de misère qui est aussi cause de ruine économique, se rattache toujours à la misère spirituelle qui nous frappe, lorsque nous nous éloignons de Dieu et refusons son amour. Si nous estimons ne pas avoir besoin de Dieu, qui nous tend la main à travers le Christ, car nous pensons nous suffire à nous-mêmes, nous nous engageons sur la voie de l’échec. Seul Dieu nous sauve et nous libère vraiment.

L’Évangile est l’antidote véritable contre la misère spirituelle : le chrétien est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice selon laquelle le pardon pour le mal commis existe, selon laquelle Dieu est plus grand que notre péché et qu’il nous aime gratuitement, toujours, et selon laquelle nous sommes faits pour la communion et pour la vie éternelle. Le Seigneur nous invite à être des hérauts joyeux de ce message de miséricorde et d’espérance ! Il est beau d’expérimenter la joie de répandre cette bonne nouvelle, de partager ce trésor qui nous a été confié pour consoler les cœurs brisés et donner l’espérance à tant de frères et de sœurs qui sont entourés de ténèbres. Il s’agit de suivre et d’imiter Jésus qui est allé vers les pauvres et les pécheurs comme le berger est allé à la recherche de la brebis perdue, et il y est allé avec tout son amour. Unis à Lui, nous pouvons ouvrir courageusement de nouveaux chemins d’évangélisation et de promotion humaine.

Chers frères et sœurs, que ce temps de Carême trouve toute l’Église disposée et prête à témoigner du message évangélique à tous ceux qui sont dans la misère matérielle, morale et spirituelle ; message qui se résume dans l’annonce de l’amour du Père miséricordieux, prêt à embrasser toute personne, dans le Christ. Nous ne pourrons le faire que dans la mesure où nous serons conformés au Christ, Lui qui s’est fait pauvre et qui nous a enrichi par sa pauvreté. Le Carême est un temps propice pour se dépouiller ; et il serait bon de nous demander de quoi nous pouvons nous priver, afin d’aider et d’enrichir les autres avec notre pauvreté. N’oublions pas que la vraie pauvreté fait mal : un dépouillement sans cette dimension pénitentielle ne vaudrait pas grand chose. Je me méfie de l’aumône qui ne coûte rien et qui ne fait pas mal.

Que l’Esprit Saint, grâce auquel nous « [sommes] pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout » (2 Co 6, 10), nous soutienne dans nos bonnes intentions et renforce en nous l’attention et la responsabilité vis-à-vis de la misère humaine, pour que nous devenions miséricordieux et artisans de miséricorde. Avec ce souhait je vous assure de ma prière, afin que tout croyant et toute communauté ecclésiale puisse parcourir avec profit ce chemin de Carême. Je vous demande également de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde.

Du Vatican, le 26 décembre 2013
Fête de Saint Étienne, diacre et protomartyr

Bonjour, nous sommes le
mardi 23 mai 2017

breves



Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.

INFOS !!!

PLANNING DES MESSES !

Fermeture de la Chapelle Saint Joseph : Les célébrations de la semaine auront lieu à l’avenir à l’oratoire de l’église à partir du 27 octobre 2016.

MAI

Samedi 20 mai
L’équipe SeDiRe (SEparés, DIvorcés, REmariés) propose une rencontre sur le thème "Amour et pardon, comment avancer et grandir en Eglise" de 14h30 à 17h00 à la salle Saint Jean Paul II de la Maison Diocésaine, 45 rue de Brest à Rennes.

Mardi 23 mai
Journée conviviale avec tous les prêtres, diacres du doyenné de Brocéliande.

Mardi 30 mai
Le Père Yannick invite tous les acteurs de la Communauté Chrétienne locale de
Talensac à 20h00 à la salle paroissiale de Talensac.

JUIN

Samedi 3 juin
Rencontre du groupe de Profession de Foi de 10h00 à 11h30 au presbytère de Montfort

Vendredi 2 juin
Tu as entre 12 et 20 ans, tu es invité au presbytère de Montfort à 20h00, pour nous partager tes attentes, tes envies, tes projets pour les jeunes de notre paroisse.
Nous irons ensuite avec la Père Yannick à la découverte d’un lieu qui sera tout spécialement réservé aux jeunes.
Pour plus d’informations, tu peux nous contacter : Florence et Vianney au 06.31.69.96.81 ou le Père Yannick

Mercredi 7 juin
Eveil à La Foi des 4 /7 ans à 16h45 au presbytère de Montfort suivi de l’Adoration à l’Oratoire de l’Eglise à 18h00.


A RETENIR SUR VOS AGENDAS
Vous avez 1 an, 5 ans, 10 ans... 30, 40, 50, 60 ans… de mariage !
Venez les fêter lors de la célébration eucharistique du 19 novembre à 11h00 à Montfort.
S’inscrire au presbytère.

Rassemblement annuel des Adhérents et sympathisants de l’association du Sentier des 3 Abbayes en Brocéliande

le 21 mai 2017, à Montfort

Le programme en est le suivant :
- 9h30 : Rendez-vous devant l’abbaye de Montfort (ancienne route de Talensac), où on laisse les véhicules
- 9h50 au plus tard : départ vers l’église paroissiale de Monfort
- 11h00 : messe à l’église "Saint-Louis-Marie", de Montfort, présidée par Monseigneur Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de notre diocèse
- Pique-nique "tiré du sac" sur la pelouse le long du Garun, en face de l’église, de l’autre côté de la rue
- Vers 14h00 : marche pèlerine avec retour à l’abbaye (environ 10 km), en passant par Saint Lazare
- Arrivée vers 16h00 : Visite de l’abbatiale par le Père Roger Blot
- Goûter et boissons.
Nota : La possibilité sera offerte de couper, si nécessaire, de revenir directement à l’abbaye. Comme l’an dernier, vous êtes tous, naturellement, très chaleureusement conviés à participer à cet événement convivial et significatif pour la vie notre sentier, à y inviter vos amis ou connaissances ou à vous joindre à nous par la pensée et la prière si vous ne pouvez vous y rendre.


Camp de l’école de prière

7 jours pour grandir dans la foi !

du 17 au 23 juillet, au Centre spirituel de la Roche-du-Theil à Bains-sur-Oust.

« Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur », Mathieu 2, 29.
Se mettre à l’école de Jésus, Le rencontrer dans Sa parole et Le prier au désert, seul, en silence, c’est une expérience unique. Et si cela semble exigeant, c’est possible dans un contexte de vie fraternelle joyeuse (jeux, veillées, ateliers) qui est l’autre facette de la rencontre avec le Seigneur. 

- L’école de prière du diocèse accueille 75 enfants, garçons et filles, de 8 à 14 ans (de la fin du CE1 à la fin de la 4è)

- Les temps spirituels et de service sont vécus en petite fraternité (6 ou 7 enfants du même âge, accompagnés d’un(e) animateur/trice). Pour les autres temps (repas, jeux, ateliers, veillées), petits et grands se retrouvent ensemble.

Pour s’inscrire et/ou en savoir plus, une seule adresse : http://epjrennes.fr/
Contact : Marie et Guillaume Thomas - 09 73 15 24 90 / 06 20 27 08 88


Pèlerinage en Pologne sur les pas de Jean-Paul II

du 3 au 10 octobre 2017

La paroisse vous propose un pèlerinage en Pologne sur les pas de Jean-Paul II, accompagné des Pères Yannick et Kamil.
Des dossiers vous détaillant le programme et pour l’inscription sont à votre disposition au presbytère de Montfort.


PARCOURS ALPHA

Un couple, ça se construit. « Prenez soin de votre couple autour de dîners en tête à tête… »
Renseignements et préinscriptions auprès de :
F. et L. BESNARD
Tél : 02 99 60 54 49
E.Mail : franleobesnard@orange.fr


TEMPS FORT :
« ÉVEIL À LA FOI »

Une fois par mois le mercredi
de 16h45 à 17h45
au presbytère de Montfort

Ce sont des mamans de la paroisse qui animeront ce moment. Nous t’emmènerons ensuite à l’église pour un temps de prière avec le Père Yannick qui se terminera à 18h30, puis il y aura la messe à laquelle tu peux bien sûr rester. Tu peux venir avec tes copains de Grande section et de CP.

Plus d’infos ICI


Le père Claude Edet souhaite visiter les personnes seules, malades...
N’hésitez pas à lui faire appel. Il sera heureux de vous rencontrer.
Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


PAROISSE SAINT LOUIS-MARIE EN BROCELIANDE - Tél. : 02 99 09 01 31 - Contact Presbytère
Webmaster | Designed & Realised by ClaireServices | Suivre la vie du site RSS 2.0
| Plan du site | Mentions légales